Le nom de Grevenmacher est composé de deux mots: "Greven" et "Macher". "Macher" tire son origine du mot latin "maceria" (vieilles murailles), tandis que "Greven" vient du mot allemand "Grafen" , qui veut dire comte. La ville "Macher" du comte se distingue depuis 1346 des autres "Machern", qui existaient dans la région: Königsmacher, Kleinmacher, Rodemacher, Mecher, Mézières etc. Le nom de Grevenmacher dans sa forme actuelle existe depuis 1769.

La vallée de la Moselle, qui doit sa richesse au fait qu'elle est située à proximité de l'eau et qu'elle dispose de terres fertiles, a été colonisée longtemps avant l'époque romaine. En ce qui concerne Grevenmacher, une première agglomération primitive se trouvait derrière la Chapelle Sainte-Croix au lieu dit "Buerggruef" non loin de la voie romaine menant à Luxembourg.

Quelques siècles plus tard, les comtes de Luxembourg choisirent un lieu de défense sûr afin de protéger leurs terres contre les puissants archevêques de Trêves. Ils le trouvèrent à Grevenmacher, cette fois-ci dans la vallée, au croisement des routes principales menant de Luxembourg à Trêves et de Trêves à Thionville.

C'est ici que fut érigée, probablement sous les ordres du comte Henri V, une puissante forteresse ne devant être démantelée qu'en 1688. C'est en 1252 que ce même comte, a qui l'on avait donné le surnom "Henri le Blondel" et qui était un fils de l'influente comtesse Ermesinde, remit la lettre de franchise à la ville de Grevenmacher .

La localité au bord de la Moselle fut souvent détruite et rançonnée au cours des siècles. Aujourd'hui la petite ville est un chef-lieu de district et de canton ainsi qu'un centre commercial moderne. Orientée vers le futur, la métropole de la Moselle se rappelle néanmoins avec fierté son passé riche en événements historiques. Elle vous invite à découvrir les vestiges de ce passé en vous promenant sur le sentier culturel établi dans l'enceinte de la vieille fortification.

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